Doucement, lentement
Le feu se fait brasier
Aux lèvres de l'amant.
Et cette femme amante
Quitte enfin sa tourmente,
Elle se fond en lui
Dans un profond baiser.
C'est l'heure suprême
Où, dans une douce nuit
Il vient lui dire je t'aime.
Ces yeux brillent d'éclats
Et dans l'ardeur de leurs ébats
S'évanouissent les interdits
Et le parfum du délice
Devient leur ami, leur complice.
Il se veut aussi doux
Qu'un coup d'ailes de brise
Elle se veut sucrée
Comme une friandise.
A lui elle s'enchaîne
Lui veut briser ses chaînes.
Elle veut boire son calice
Comme une boisson divine,
Lui respire les embruns
De sa terre inconnue.
Voilà qu'ils ne font qu'un
Ils se sont reconnus.